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LE PSYCHORÉALISME
 

PRÉSENTATION     |     GENÈSE      |      PRINCIPES      |      PRATIQUE      |      EXEMPLE D'ÉLABORATION      |      L'OISEAU DES DEUX NIDS      |      CONCLUSION

 

PRINCIPES


Définition

Mise en scène fantastique d'un contenu rationnel par élaboration dirigée.


Autrement dit
, il s'agit, à partir d'une idée, d'un thème, d'un concept ou autre choix de l'artiste, de représenter ces sujets d'une façon à la fois novatrice, spectaculaire et exubérante, en laissant s'exprimer jusqu'à la plus grande part possible d'imaginaire, qui puisse rester rattachée à l'idée, afin de pouvoir encore la représenter suffisamment.

Fondations du psychoréalisme

Cette cohabitation forcée entre imaginaire revendicatif et contenu rationnel est à la base du psychoréalisme : elle est responsable de la mise en forme de l'œuvre, qui apparaît comme exubérante, délirante et fantastique.

Cette mise en forme particulière, résultante d'un compromis entre contenu et contenant, aboutit à ce que l'idée elle-même puisse être appréhendée en dehors de son champ de perception habituel. 

Le psychoréalisme prétendrait ainsi ménager un accès vers de nouvelles perceptions au travers de mises en scène fantastiques « contrôlées. »

Une gestion de l'imaginaire

De cette contrainte psychoréaliste émergerait tout d'abord un premier bénéfice, notamment pour les artistes craignant, par exemple, de trop s'immerger dans l'inconscient et l'irréalité.

Comme le psychoréalisme maintient obligatoirement des liens entre contenant et contenu, il permettrait ainsi de toujours plus ou moins situer la frontière entre réel et imaginaire...

Cela pourrait être salvateur dans les processus créatifs où l'imagination joue un très grand rôle : pour ma part, il ne peut plus être question d'investir l'inconscient sans prendre quelques élémentaires précautions ;)

La perle

Si donc le psychoréalisme avait pu être inventé ne serait-ce que pour canaliser autant que possible des incursions trop puissantes dans l'imaginaire, j'ignorais alors ce qu'il recelait comme autres « trésors. » 

En effet, en mettant en scène une idée concrète au travers du psychoréalisme, il s'avère qu'elle se transforme sensiblement au fur et à mesure du processus d'élaboration de l'œuvre, risquant de surprendre l'auteur lui-même, lui offrant alors la possibilité d'être perçue comme différemment, et, le cas échéant, d'être explorée plus avant, toujours grâce à cette cohabitation forcée entre imaginaire et réalité.

Cela revêt parfois un caractère unique, déjà pour l'auteur, qui peut ainsi observer son sujet sous un jour nouveau, le redécouvrir, voire, réellement, le découvrir (dans les faits, bien souvent, ce n'est pas l'objet qui change, mais le regard que l'on porte sur lui...).

Il en serait de même pour le spectateur, qui, bien que n'ayant pas participé à l'élaboration de l'œuvre et loin d'imaginer les intentions de l'auteur, « saurait » reconnaître l'idée au travers de sa forme...

Compréhension de l'œuvre

Les œuvres issues du psychoréalisme ménageant un accès vers de nouvelles perceptions, il serait dans un premier temps question de ressenti plus que de raisonnement : l'intellect pourrait être pris par surprise... et n'intervenir qu'après l'émotion.

« Neutraliser » passagèrement l'intellect en vue de donner priorité à l'émotion est un objectif du psychoréalisme !

Les outils du psychoréalisme

Pour arriver à ses fins, l'auteur dispose d'une grande partie de « l'arsenal » des productions de l'appareil psychique humain.

C'est ainsi qu'il en manipule certains mécanismes (rêve, association d'idées, sens propre et figuré, mot d'esprit, symbole, analogie, condensation, métaphore, etc.) aux fins de ses objectifs.

S'adonner à ce psychoréalisme, c'est aussi être comme un enquêteur ; c'est chercher l'indice, trouver le lien, l'inventer !

Mais c'est aussi savoir saisir sa chance, se maintenir en état de réceptivité et se laisser aller...

_____________________________


Sculpteur de nuages- psychorealisme- patrick Chaudesaiguezs            Psychoréalisme-Patrick-Chaudesaigues-31-degré-du-belier            resurrection-du-centaure-psychorealisme
S'il s'agissait, par le psychoréalisme, de pouvoir laisser s'exprimer la plus grande part d'imaginaire possible qui puisse rester rattachée à l'idée, l'on remarquera que la mise en forme du sculpteur de nuages (image 1) paraîtrait plutôt assez « académique. »
Nous serions dans le cas d'un imaginaire peu revendicatif, dans l'exemple d'une élaboration « discrète ».

Il en va tout autrement du 31e degré du bélier (image 02) et de La résurrection du Centaure (image 03), beaucoup plus représentatifs...
La perception d'une idée mise en scène par le psychoréalisme serait ainsi variable, et proportionnelle à la plus ou moins grande part d'imaginaire participant à sa mise en forme.

Le sculpteur de nuages
(exemple d'élaboration simple)

Bien que puissant dans son idée (sculpter ses nuages, inventer son propre monde), Le sculpteur de nuages ne se présente pas sous une forme exubérante et ne peut donc pas surprendre spectaculairement... Le sculpteur de nuages est représentatif d'une mise en scène psychoréaliste relativement « sage ».

Tout de même, il s'agit d'un personnage sculptant une roche, un bloc de lapis-lazuli se transformant en nuage : nous ne sommes pas dans une représentation purement figurative de la réalité, mais en adéquation avec un des premiers principes du psychoréalisme (mettre en scène de façon fantastique un contenu rationnel).

La résurrection du Centaure
(exemple d'élaboration sophistiquée)

Dans La résurrection du centaure, il est question de continuité, de cycle, de renaissance : déjà, le mot « résurrection » dit bien ce qu'il veut dire...  La mise en forme de l'idée abritée par La résurrection du Centaure, contrairement au sculpteur de nuages, est assez spectaculaire, car l'imaginaire y occupe une place importante. 

Cette mise en forme novatrice de l'idée, du concept de la « renaissance » , permettrait donc de l'appréhender en dehors de son champ de perception « habituel... »

La résurrection du Centaure comme un Phœnix renaissant de ses cendres, par exemple ? Peut-être... mais alors très schématiquement, car ce Phœnix, lui, et même s'il peut se représenter de mille façons, est justement devenu symbole...

Voir La résurrection du Centaure >>

Choix d'élaborations

Si une grande part d'imaginaire était intervenue dans la mise en forme du sculpteur de nuages, alors l'œuvre serait nécessairement « autre »... Pour juger de cette différence, et de son éventuelle capacité à nuancer la perception de l'idée, il faudrait en faire une autre version ! Pourquoi pas prochainement...

Globalement, toute la question pourraît être de se demander jusqu'où il serait possible d'emmener la forme, et comme au plus près du point de rupture de l'idée, pour parvenir à des productions psychoréalistes surpuissantes...

Une condition

Faudrait-il « impérativement » que chaque idée, thème ou concept soit poussé au maximum de cette condition ? Je ne le pense pas car déjà, appliquée trop rigoureusement, elle pourrait devenir comme une règle « inflexible »... 

L'auteur reste juge et responsable de sa production, selon aussi ses besoins ou envies d'expression, selon les revendications de son imaginaire et de sa liberté créative.

Cependant, et pour rester dans le cadre du psychoréalisme, il reste fondamental d'avoir au moins une idée à mettre en forme fantastiquement, car, si tel n'était pas le cas, les productions se dirigeraient plutôt vers le symbolisme...

Trait particulier

Dans ma pratique personnelle, je m'occupe surtout de la mise en forme psychoréaliste du sujet principal, et ne résiste que rarement à y joindre d'autres éléments destinés à le renforcer. Il m'est difficile d'envisager de teinter de psychoréalisme toutes les parties constitutives de l'œuvre, notamment dans des compositions d'importance. C'est pourquoi, ces ajouts, généralement réfléchis, sont disposés tel que, sans mise en forme particulière, et plutôt à la « manière » du symbolisme.

Voir un exemple significatif : Le mur du silence >>

Je ne saurais dire s'il s'agit d'un manque de maturité en matière de psychoréalisme, de prise de risque, ou même d'imagination, mais il me semble que de concentrer plutôt mon action sur le sujet principal amène un certain équilibre à l'ensemble.

Remarque 

Élaborer une œuvre sous l'impulsion d'un imaginaire débridé (à la manière surréaliste) pour chercher ensuite un sens à son contenu, n'a que peu de rapport avec le psychoréalisme : c'est justement de l'inverse qu'il s'agit, et c'est bien à partir de l'idée que s'enclenche le processus d'élaboration.

4) Pratique du psychoréalisme >>