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LE PSYCHORÉALISME
 

PRÉSENTATION     |     GENÈSE      |      PRINCIPES      |      PRATIQUE      |      EXEMPLE D'ÉLABORATION      |      L'OISEAU DES DEUX NIDS      |      CONCLUSION

 

GENÈSE

Le néologisme aux 100 visages

À ce jour, me semble-t-il, PSYCHORÉALISME ne figure toujours pas dans le dictionnaire... Mais je suis dorénavant contraint de comme m'approprier plus vigoureusement ce néologisme, car, depuis plus de 10 ans, il a continué d'apparaître sous d'autres formes, d'autres convictions et définitions de par le monde.

Si l'on ajoute à cela tous les psychoréalismes antérieurs qui ont pu ressurgir et mieux se faire connaître, au fur et à mesure du développement du Web, force est de constater que le terme est presque populaire !

Pour illustrer ce fait, une requête effectuée sur Google le 8 juin 2011, indiquait 37 pages parlant peu ou prou de PSYCHORÉALISME contre seulement 3 liens en 1999... Je découvrais alors bien tardivement qu'un mouvement psychoréaliste d'Amérique latine fut fondé en 1982, et j'apprenais aussi que Claude McKay (1860-1945) fut le fondateur du roman psychoréaliste négro-africain. 

1999

Autant dire qu'en 1999, avec un dictionnaire vide et 3 liens isolés trouvés sur le Web (sans rapport direct avec mon intention), j'étais persuadé du bien fondé de nommer Pyschoréalisme ma « découverte » et bien loin de soupçonner les désagréments que peut induire un néologisme trop séduisant.

Le psychoréalisme en vedette

À partir de l'an 2000, j'ai eu plusieurs fois l'opportunité de présenter le psychoréalisme notamment dans la presse spécialisée : il n'était alors pas question d'ennuyer le lecteur avec une théorisation maladroite et rébarbative.

En 2008/2009, j'ai découvert, rétroactivement, le psychoréalisme de l'artiste plasticien NADLP (Norbert André De La Porte) et pris la mesure de ses actions, ainsi que de quelques travaux et écrits d'autres auteurs...

Mais toutes nos démarches respectives me semblent rester globalement assez confidentielles.

Chris Landreth (lien disparu), réalisateur de films d'animation canadien, aura par contre et à ce jour, médiatisé le/son psycho-réalisme (Psychoréalism) comme jamais auparavant, particulièrement au travers de son court-métrage Ryan, qui lui valut de remporter un Oscar (du court-métrage d'animation) en 2005. 

Est-ce à dire qu'un psychoréalisme X ou Y devrait l'emporter sur tous les autres grâce aussi à une forte médiatisation ?
Aurait-il le privilège d'entrer dans le dictionnaire plutôt par rayonnement populaire que sous la forme d'une rigoureuse et ennuyeuse terminologie ?
Qu'adviendrait-il de tous les autres ?

Autant de questions auxquelles il ne serait pas aisé de pouvoir répondre... Autant de situations délicates et induites nativement par un usage « naïf » de la néologie.

Psychoréalisme s'avère donc au final assez usité, mais je n'ai trouvé que très peu de descriptifs et d'argumentaires significatifs autour du terme, du genre, du mouvement, du groupe, du style.
C'est plutôt le mot lui-même qui semble être mis en avant...

Des points communs

NADLP (Norbert André De La Porte) qui entre 1976 et 1980, réalisa la série « Dessins psychoréalismes » définirait pourtant assez précisément le sien, et notamment au travers de ses portraits, de sa démarche et pratique...

Cet artiste peint et sculpte ce qu'il perçoit de ce qu'il voit ; représentation et perception, sensation et intuition fusionnent et s'amalgament alors figurativement dans son œuvre, formant un tout unique qui représenterait l'aspect psychologique du sujet. Cette élaboration me semble très proche de mes propres perceptions du psychoréalisme tel que je l'entendrais, de ce qu'il pourrait être au-delà d'un mot accrocheur.

Évoquer les portraits de NADLP et son psychoréalisme, qui dépeint l'aspect psychologique de son modèle à partir des années 75/80, n'est pas sans faire penser à celui de Chris Landerth qui finalement dresse lui-même, des années plus tard, en 2004, un portrait psychologique animé et variable de ses personnages...

____________________________

                
Travaux antérieurs à 1999 (entre 1995 et 1998) et pouvant être qualifiés de pré-psychoréalistes. À cette époque, et même si globalement le spectaculaire était au rendez-vous, j'agissais plus instinctivement : il était alors plutôt question de découvrir le sens a posteriori, ce qui n'a que peu de rapport avec le psychoréalisme...


En ce sens, bien que nos approches et travaux diffèrent, que le temps et l'espace même séparent nos genèses psychoréalistes, j'estimerais partager avec NADLP et Chris Landerth comme un psychoréalisme natif, « préhistorique » ; une trame commune et à la base de nos orientations respectives.

Le psychoréalisme de « Pat »

Le mien est apparu en 1999/2000. Bien que sa découverte fut et reste un évènement extraordinaire dans ma vie, elle s'accompagna de certains états de conscience pénibles que je décrirais pudiquement comme la perception tenace de l'envers du décor. Découvrir ce qu'il pouvait apporter dirigeait fatalement vers un pourquoi. Au début, cela fut pesant, d'autant plus dans une démarche isolée et résolument  « sauvage ». Ses forces antagonistes plus ou moins maîtrisées, « mon » psychoréalisme s'est ensuite débattu épisodiquement entre style et méthode, identité et genre, fantaisies...

Une confusion ?

Les productions issues du psychoréalisme, nécessairement « exubérantes », se laissaient souvent confondre avec celles du surréalisme dès qu'il s'agissait de parler de genre, de style. Or, la définition du surréalisme, telle que communément établie (abolition de la réalité, de toutes règles et normes établies) se situerait aux antipodes du psychoréalisme. Quand l'un (le psychoréalisme) élaborerait méticuleusement ses représentations résultant d'un nécessaire compromis entre réel et imaginaire, l'autre (le surréalisme) les ferait littéralement surgir de l'inconscient. 

La différence serait de taille... Et c'est en grande partie pour cela que j'écrivais en août 2000 à propos du psychoréalisme : « C'est aussi un fantastique instrument de travail pour les artistes qui ressentent le besoin de dompter "raisonnablement" les chevaux fous de l'imaginaire. » 

Le psychoréalisme n'aurait-il  donc en commun avec le surréalisme que des images ou formes à caractère fantastique et exubérant ?!

Pourtant, Roger Michel Erasmy, compare mon psychoréalisme à la méthode paranoïaque critique de Salvador Dali (dont je n'ai encore aucune connaissance) et l'intègrerait très naturellement dans le surréalisme.
Alors, le surréalisme ne serait-il pas de temps à autre plus sage que ce qu'il prétendrait... Ou sa définition (sommaire) inexacte ?

Le psychoréalisme comme instrument

C'est donc par le soutien de quelques personnes, des années de réflexion et de pratique plus tard, disons entre 2007 et 2011, que le psychoréalisme a « voulu » renoncer définitivement à l'idée de style pour s'imposer comme méthode de travail... Les productions, au travers de leurs apparences et comme libérées de cette dualité, rejoignaient plus clairement la grande famille de l'art fantastique ; à quelques nuances près cependant...

Il n'était alors plus question d'œuvre psychoréaliste, mais d'œuvre élaborée par le psychoréalisme

Le psychoréalisme tout court ?

Depuis 2012, la persistance de nuances frappantes et significatives telles que liées aux principes même d'élaboration, des mécanismes mis en œuvre, et jusqu'aux types de perceptions que peuvent induire possiblement les œuvres, incitent à penser que le psychoréalisme puisse être finalement plus qu'une méthode...

Pourrait-il être une « branche » du surréalisme, une émanation, ou encore plus raisonnablement, une forme de surréalisme adapté, « dénaturé » ?
Ou encore autre chose ?

Alors qu'il soit style ou méthode, genre ou formule, sous-catégorie ou fantaisie ponctuelle, cela n'a sans doute pas spécialement d'importance au pied du chevalet, de la tournette ou face au logiciel.

Pour l'instant, ce psychoréalisme, faute d'un meilleur compromis, continuera donc d'osciller schématiquement entre style et méthode. 

Voyons déjà quelles pourraient-être ses caractéristiques et ce qui le distinguerait de tous les autres...

3) Principes du psychoréalisme >>