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LE PSYCHORÉALISME
 

PRÉSENTATION     |     GENÈSE      |      PRINCIPES      |      PRATIQUE      |      EXEMPLE D'ÉLABORATION      |      L'OISEAU DES DEUX NIDS      |      CONCLUSION

 

EXEMPLE D'ÉLABORATION

Avertissement

Suivant le contexte, rien ne pourrait être plus dommageable que d'expliquer une œuvre, dans le sens où cela risquerait, déjà, de trop diriger le spectateur et le contraindre. Que l'auteur ait en plus des intentions particulières, et elles pourraient être irrémédiablement gâchées... 

En quelque sorte, je crois que le psychoréalisme est proche de la prestidigitation. Par la « magie » nous évoluons aussi dans le merveilleux, l'imaginaire, l'incroyable...

Tout en sachant qu'il s'agit d'un tour, on ne peut s'empêcher d'être émerveillé, et stupéfait de cette contradiction induite par ce que sait l'esprit, et ce que pourtant nos yeux voient.

Rien ne pourrait être plus décevant, en tant que spectateur, que de prendre connaissance d'un tour ; le merveilleux s'affaissant, il ferait place à une sévère autocritique.

L'on deviendrait un imbécile, et le prestidigitateur, un manipulateur...

Certaines personnes auraient beaucoup à gagner en intégrant que l'on ne peut être à la fois sur scène et dans la salle, et qu'il faille bien choisir entre rester spectateur ou devenir prestidigitateur, sous peine de détester la « magie » à jamais !

Une œuvre psychoréaliste pourrait donc s'apparenter à un « tour de magie » : en expliquer l'élaboration, les buts éventuels poursuivis par l'auteur, risquerait d'en gâcher l'effet.

Cependant, et afin d'achever la présentation du psychoréalisme, je suis obligé d'aborder un exemple d'élaboration, qui, de plus, pourrait s'avérer utile, et pallierait les faiblesses de mon discours théorique.

Place donc à la pratique...


2nyssSCOOP !
Trois semaines après avoir rédigé cette page, et suite à une demande de liens, je découvre avec stupéfaction l'avatar de 2nyss sur son blog...

2nyss >>

 


Creuset historique de l'idée

Rencontre avec Denis Michel dit 2nyss, artiste peintre catalan et créateur de l'icône artistique populaire Oscar 1er Los catalan. Discussions enflammées, s'articulant autour des créateurs de personnages, des auteurs de BD, des ventriloques, de Mel Gibson dans Le complexe du castor, du couple, de la schizophrénie, du binôme, de la créature de Frankenstein, Alien, Rahan, etc. 

De remarques en questionnements, de constats en confidences, il devient plus précisément question de créatures qui se retourneraient contre leurs créateurs... 

À ce moment, j'apprends finalement que 2nyss, après avoir mis en scène Oscar de 1000 façons et en 1000 lieux, a été jusqu'à vouloir l'enterrer secrètement ?!

Par l'historique d'Oscar 1er, j'apprends que d'autres artistes s'en emparent et le mettent en scène dans leurs travaux. 

En observant 2nyss aux prises avec sa créature, et touché par sa confidence qui résonnait aussi comme une sorte d'écho intérieur, j'ai su rapidement que je m'emparerais de ce thème au travers du portrait de cet artiste, avec qui j'ai eu des échanges formidables.

Associations d'idées

Denis...  Oscar... Denis et Oscar, 2, binôme, Frankenstein, Denis, les deux, les affres du créateur aux prises avec sa création qui se mettrait presque à exister indépendamment, au point de lui empoisonner la vie.

2nyss, Denis, déni, les deux nient, déni, les deux se nient et se renient, l'enterrement d'Oscar, son meurtre ?  Les Denis... Denis et 2nyss, des nids... « deux. »

Le nid de Denis, la création, créer Oscar, le faire naître, Accoucher de son œuvre, les nids, les œufs...

Oui ! C'est évocateur ! Il s'agira du portrait de Denis, où son prénom et son nom d'artiste se mettent déjà en scène : autant dire que ça commence bien...

2, ils sont deux ; Denis et Oscar, le créateur et sa créature.

Tout de même ! Le prénom Denis, quand il serait question d'évoquer la dualité, serait révélateur au possible !

Nous ne serions pas encore vraiment dans le concept de personnalités multiples, mais 2, dans ce contexte, cela commence déjà à faire beaucoup ;) 


Patrick Chaudesaigues - 2nyss - SAFE 2012
Patrick Chaudesaigues, Oscar 1er Los Catalan et 2nyss

Prémices de l'idée

Les contours de l'idée apparaissent... Je vais faire le portrait de Denis/2nyss et de sa créature, c'est certain maintenant !

Comme il est catalan, je ne vais pas manquer d'intégrer dans la composition quelques paysages de sa région natale (de plus, je le crois chauvin) ; c'est son portrait après tout, et puis j'adore aussi la Catalogne et la mer Méditerranée !

Les nids me reviennent à l'esprit ; 2nyss, Denis, les 2 nids... Hummmmm... Oui ! Je suis comme obligé d'intégrer à la scène un nid (ou deux) garnis de quelques œufs, pour évoquer aussi le principe de création et la naissance d'Oscar ! Je pense aussi au nid de guêpes...

Je pense également à l'expression On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ; cela ne peut pas mieux tomber ! Les œufs des nids de 2nyss ?! Sacrée omelette qu'il a faite en créant son Oscar, et qui n'a pas été faite sans casser d'œufs, sans casser 2, les deux ?

Et si j'osais : Oscar lui a également parfois brisé copieusement les siens !

Ébauche de l'idée

Lors de toutes ces « retranscriptions » d'associations d'idées, qui pourraient sembler farfelues au premier abord, il faudrait garder à l'esprit, qu'elles s'accompagnent généralement de visualisations assez précises.

Autrement dit, il s'agirait d'ébaucher mentalement la toile, d'entretenir un aperçu « instantané » de ce qui « tiendrait debout » du côté de la forme, toujours par rapport à l'idée.

Celle-ci se précise de plus en plus ; il est fermement question de portraiturer Denis, un artiste en proie à des tourments induits par sa création, Oscar...

Il n'est pas inutile de préciser qu'il ne s'agit pas au travers de l'œuvre, ni dans ces quelques lignes, de représenter les sentiments exacts de l'artiste ; il s'agit certes d'un portrait, mais qui traite avant tout d'un sujet, sujet dont je m'empare aussi et que j'interprète évidemment.

Afin de représenter le plus puissamment possible cette étrange dualité, d'une façon originale et novatrice, et eu égard au fait que Oscar deviendrait comme une entité individuelle (je pense alors fortement au ventriloque et à sa marionnette), je vais justement les réunir...

Les réunir et les faire fusionner en un portrait unique, chacun occupant et composant une partie d'un visage « monstrueux », formant une nouvelle entité !

Pour le coup, cela pourrait être original, mais peu novateur si l'on se souvient des innombrables TWO-FACE qui jalonnent l'histoire de l'humanité ; qu'importe ! Celui là sera unique, et un exemple particulier de plus, traitant du thème universel de la dualité.

Il y aurait déjà là de quoi suffire à engendrer une œuvre censément surpuissante... Mais dont l'idée, par sa mise en forme, ne ferait presque « qu'illustrer » une situation, et ce n'est pas ce qui me convient... Je veux plus ! Mieux ! Autrement !

Quoi qu'il en soit, nous « collons » déjà bien à la définition du psychoréalisme...

Rappel 
Mise en scène fantastique d'un contenu rationnel par élaboration dirigée.

Finalisation théorique de l'idée

Au beau milieu de toute cette « monstrueuse » dualité, je vais tenter d'en extirper quelque chose de salvateur ; voilà l'idée finale...

C'est ici que commencerait LA difficulté (suivant mes positions et point de vue par rapport au thème)... Et c'est au travers de cet embarras, de ce travail forcé, finalement, que j'explore plus avant l'idée.

Par cette mise en forme en perpétuel remaniement, quelque chose de « nouveau » pourrait émerger...

Ce serait en quelque sorte comme pouvoir éprouver ses propres clichés, a priori et certitudes, sur une idée, un sujet, un thème ou un concept, et pouvoir en offrir, le cas échéant, une vision nouvelle...

C'est aussi en grande partie pour cette raison très particulière que le psychoréalisme me semblerait plus qu'une « méthode. »

D'autant plus, si cette « vision toute neuve » pouvait être partagée avec le spectateur...

6) L'oiseau des deux nids >>